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No Drug, No Doping

 

 

Ce blog est une présentation de mes entraînements quotidiens , des news sportives, des clins d'oeil à mes potes, des résultats sportifs, des infos sur le triathlon, duathlon, course à pieds, raids multisports . . . . . des coups de coeur, des coups de gueule . . . . . rigolade, déconnade, chambrage sont les bienvenus.

 

 

Seul ceux ou celles qui ne se sentent pas concernés peuvent fermer cette page et  s'abstenir de leur visite . . . . . .

 

   

BON SURF A TOUTES & A TOUS. . . . . . . .

 

 

MERCI DE VOTRE VISITE. . . . . . . .

 

  

 

Conseils sportifs & diététique

Jeudi 24 juillet 2008 4 24 /07 /Juil /2008 14:42

Si si çà peut vous intérésser, c'est sûr......

Click ici :
http://www.softrun.fr/

Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Mercredi 23 juillet 2008 3 23 /07 /Juil /2008 12:07

 C’est un mal assez peu répandu dans le triathlon. La pubalgie peut toutefois vous frapper. Autant      savoir pourquoi et comment la prévenir.

Par Marc Fortier-Beaulieu (*)

Nous vous avons expliqué plusieurs fois qu’il faut bien distinguer les douleurs et inflammations d’origine musculaire des douleurs articulaires ou des douleurs tendineuses. Nous allons tout embrouiller avec une pathologie qui concerne plus une région que l’un ou l’autre de ces éléments de l’anatomie.

L’ORIGINE DU MAL
Ce qu’on appelle pubalgie concerne plusieurs parties de la région pubienne, c’est-à-dire de la région souvent très poilue qui est située sur l’os du bassin. Cette région est en bas de la paroi de l’abdomen et au-dessus de la région génitale. Il s’agit d’un carrefour où de nombreuses tensions et contraintes s’exercent : les muscles de la paroi abdominale (les grands droits, qui font les tablettes de chocolat), les muscles droits antérieurs (partie centrale du quadriceps, le gros muscle devant la cuisse, qui est attaché par un gros tendon sur le bassin), les adducteurs (muscles qui permettent de rapprocher les deux cuisses), insérés sur le fémur et le bassin). Il s’agit aussi d’une articulation, entre les deux moitiés du bassin, qui est peu mobile mais très sollicitée : la symphyse pubienne. Cette symphyse est très peu mobile… Sauf chez la femme, afin de permettre l’accouchement, qui nécessite un élargissement du bassin.
Est-ce pour cela que les femmes ne présentent presque jamais de pubalgie ? Darwin seul le sait !
On peut donc avoir mal pour plusieurs raisons très différentes :
Les tendinites
Les tendinites des adducteurs concernent plus les footballeurs que nous autres triathlètes. La natation en brasse sollicite les adducteurs mais nous ne sommes pas non plus très concernés.
Les tendinites des grands droits du quadriceps sont par contre assez fréquentes et très douloureuses. Comme la douleur est située devant la hanche, il ne faut pas les confondre avec des douleurs de cette articulation ou une fracture de fatigue du fémur. Des radiographies puis une échographie peuvent faire la différence, qui n’est pas toujours aisée à l’examen clinique.
Les muscles
Les douleurs de la paroi musculaire sont différentes car elles se situent en plein dans le muscle et non pas à son extrémité.
Les articulations
Les douleurs purement articulaires de la symphyse pubienne sont rares. Certains font de la pubalgie un tout, qui est lié à un déséquilibre global des tensions musculaires autour de cette articulation sommaire qui n’est faite que d’un gros tendon entre deux gros os. D’où les propositions de traitement par rééquilibrage des mouvements et forces qui s’exercent sur la région.

COMMENT TRAITER LA PUBALGIE ?
Même si la complexité de tout cela vous est apparue évidente, le traitement n’est pas nécessairement aussi complexe. Il va reposer sur le rétablissement des équilibres entre ces os, tendons et articulations.
Avez vous une jambe plus courte que l’autre ? Dans ce cas une semelle peut être utile.
Avez vous des appuis asymétriques en course à pied ? Un bilan de podologie dynamique est alors indispensable.
Nagez-vous en deux temps et donc en boitant ? Dans ce cas essayez de nager trois temps (ou deux fois deux et une fois trois). Faites des éducatifs équilibrants.
Vos cales de vélo sont-elles déréglées ? Usées ? Votre cadre est-il à votre taille ? Regardez vos genoux et leur mouvement lors du pédalage. Demandez conseil à votre vélociste.
Avez-vous une bonne paroi abdominale ? Le gainage (hors des périodes douloureuses) est indispensable à la pratique du triathlon.
Pratiquez vous des sports asymétriques comme le football ou le tennis ? Laissez tomber et consacrez vous à une vraie passion, saine et équilibrante, le triathlon, sport symétrique non traumatique !

(*) Marc Fortier-Beaulieu est docteur en médecine, spécialiste en dermatologie. Il est aussi triathlète pratiquant, et président de la section triathlon du Racing Club de France

Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Mercredi 20 février 2008 3 20 /02 /Fév /2008 20:05
L’EAU EST ESSENTIELLE A LA VIE
 
Si l’Homme peut rester plusieurs jours sans manger, il ne peut
cependant pas se passer d’eau au risque de mourir rapidement.
Or, environ 2,5 litres d’eau sont perdues chaque jour (1 L par les
urines et les fécès, 0,75 L par la respiration et 0,75 L sous forme de sueur).
Aussi, est-il important de les compenser en buvant quotidiennement au
moins 1,5 L d’eau soit l’équivalent d’une bouteille.
Notons également que certains aliments riches en eau viennent
équilibrer ces pertes, c’est notamment le cas des fruits et des légumes.
 
L’EAU, L’ALLIE DES SPORTIFS
 
Le besoin en eau chez le sportif est permanent puisque pendant l’effort,
le refroidissement du corps est assuré par l’évaporation cutanée de la chaleur
(sueur).
A l’effort, le sportif élimine donc beaucoup d’eau et s’expose à la
déshydratation. Or, une perte de 1% du poids corporel constitue une
diminution de 10% des capacités physiques et intellectuelles, 2% _ 20%...
Il convient donc à chaque sportif de s’hydrater régulièrement et
suffisamment avant, pendant et après l’effort afin de ne pas
compromettre ses performances sportives.
 
QUAND EST-IL DES AUTRES BOISSONS ?
 
Toutes les boissons contenant de l’eau assure l’hydratation du corps.
Ainsi les jus de fruits, les boissons sucrées, les tisanes et le thé peuvent
être considérés comme des alternatives à l’eau.
Toutefois, même si la palabilité des boissons reste importante dès lors
que la sensation de soif apparaît, la consommation de boissons sucrées
(sodas, boissons aromatisées…) reste à limiter dans le cadre d’une
alimentation équilibrée.
Quant aux boissons alcoolisées et caféinées, elles majorent les pertes
en eau puisque l’alcool et la caféine ont un effet déshydratant.
 
Pour prévenir l’apparitiond’infections urinaires et la
formation de calculs reinaux.
Pour favoriser l’élimination destoxines produites par l’organisme et améliorer l’état de sa peau.
Pour réguler la température corporelle et éviter les coups de
chaleur et les baisses de forme.
Pour prévenir les sensations de soif synonymes d’une
mauvaise hydratation.
Pour varier les plaisirs en optant pour des tisanes, du thé, des potages en plus de l’eau minérale, gazeuse, de
source, du robinet…
Pour faciliter le travail des reins qui sont chargés de filtrer sans répit notre corps de ses déchets organiques.
Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Vendredi 8 février 2008 5 08 /02 /Fév /2008 20:26
Hydratation de
l’organisme
 
Lutte contre l’acidité
Les fruits et légumes, aliments
alcalinisants, favorisent la
récupération après l’effort physique.
Action antioxydante
Les vitamines C et E, les
caroténoïdes et les polyphénols
s’opposent au vieillissement
cellulaire.
Minéralisation du
corps
Calcium, fer, potassium,
magnésium et oligo-éléments
contribuent à l’équilibre
minéral de l’organisme.
 
Effet satiétogène
 
Ils jouent un rôle dans la
maîtrise du poids corporel
car leur richesse en fibres
favorise l’apparition de la
satiété.
Stimulation du système
immunitaire
La vitamine C notamment protège
l’organisme des agents infectieux.
 
Lutte contre les
maladies cardio et
cérébro-vasculaires
 
Les fibres induisent une baisse
du mauvais cholestérol dans le
sang et protègent les artères
du coeur.
Prévention de certains
cancers digestifs
(oesophage, estomac, côlon,
rectum)
Vitamines et minéraux, antioxydants
et polyphénols, fibres…protègent le
5 fruits et légumes par
jour
C’est ce qu’il vous est recommandé !
Consommer chaque jour entre
400g et 500g
de Fruits et Légumes différents
permet de satisfaire pleinement les
besoins en vitamines, minéraux et
fibres.
 
PRINTEMPS
· Cerise, fraise, orange, poire,
pomelo, pomme, rhubarbe…
· Artichaut, asperge, betterave,
chou, concombre, navet, oignon,
petit pois, radis, salade,
tomate…
 
ETE
· Abricot, cassis, fraise,
framboise, groseille, melon,
myrtille, nectarine, pastèque,
pêche, poire, prune, raisin…
· Ail, artichaut, aubergine,
concombre, fenouil, fève,
haricot vert, poivron, salade,
tomate…
 
AUTOMNE
· Châtaigne, figue, kiwi, noisette,
noix, poire, pomme, prune,
raisin…
· Brocoli, carotte, céleri,
champignon, chou, courgette,
fenouil, poireau, potiron…
 
La Coca
*3 poivrons rouges et 2 poivrons verts
*6 à 8 tomates pelées et épépinées
*2 gros oignons et 2 gousses d’ail
*1 pâte feuilletée ou brisée
· Faire dorer les oignons dans l’huile
d’olive, ajouter les poivrons coupés
en dés, les tomates sans leur jus puis
l’ail pressé (frita).
· Couvrer et laisser cuire 20 minutes à
feu doux (saler et poivrer), puis
encore 20min à découvert.
· Préchauffer votre four à 180°.
· Etaler la pâte puis verser la frita.
· Enfourner pendant 20-30 minutes à
180°.
Servir chaud ou froid.
 
 Salades de
fruits
(pour 1 personne)
 
En été : Idéale pour
les vacances !
 *50g de pêche + 50g de nectarine
*50g de melon + 100g de pastèque
*1 abricot + 2 prunes rouges
*Le jus d’½ orange
*1 cuillère à café de sucre
*1 pincée de gingembre
 
En hiver : Idéale pour
les sportifs !
 * ½ bananes (70 g) + 1 kiwi
*1 tranche d’ananas (40g)
* ¼ mangues (50 g) + 2 litchis
*Le jus d’½ orange
 
Mini-tomates
farcies
(pour 500g de tomates cerises)
 
A la lyonnaise : Idée
Fraîcheur
 · Ecraser 2 petits chèvres frais à
l’aide d’une fourchette.
· Ajouter 10 brins de ciboulette
rincés et ciselés et 1 échalote
hachée.
· Mélanger le tout. Saler, poivrer.
· Remplir les tomates cerises avec
la farce.
 
A l’Indienne : Recette
sucrée-salée
· Mélanger 100g fromage blanc
nature, 1 pomme coupée en petits
 
Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Jeudi 7 février 2008 4 07 /02 /Fév /2008 20:36
Cycliste amateur ou confirmé,
ces conseils diététiques sont pour vous !
LE JOUR DE L’ACTIVITE PHYSIQUE :
- Programmer son dernier repas 3h avant le début de l’effort.
(Gare aux troubles digestifs : nausées, crampes d’estomac…)
- Manger en quantité suffisante en limitant les graisses.
(Plus le repas est riche en graisses, plus la digestion est longue !)
- Privilégier les féculents car ils sont sources d’énergie de longue
durée (pâtes, riz, pain, semoule…)
- Boire de l’eau régulièrement toutes les 30 minutes et ce, dès la
fin du dernier repas.
CE QU’IL FAUT FAIRE…
- Les produits sucrés (sucreries, sodas…) entre les repas mais
aussi et surtout avant l’activité.
(Risques de malaises hypoglycémiques et de « coups de pompe »)
- Les plats riches en graisses tels que la charcuterie, les plats en
sauces, les fritures, les panures, les pizzas, les quiches, les
viennoiseries, les pâtisseries…
(Gare aux problèmes digestifs : nausées, ballonnements, vomissements…)
CE QU’IL FAUT EVITER…
SI L’ACTIVITE PHYSIQUE DURE PLUS D’1H30 :
Alors la consommation d’une boisson sucrée est recommandée !
Exemples de boissons sucrées adaptées :
Alors la consommation d’aliments solides peut être envisagée !
Exemples de collations faciles à transporter :
800 mL d’eau +
200mL de jus de fruits +
1 à 2 morceaux de sucre
1 Litre d’eau +
1 à 3 cuillères à soupe de miel
Veiller à vous hydrater toutes les 20 minutes à raison de
150mL par prise (soit une pleine bouche)
ce qui revient à prévoir au moins 1/2 Litre de boisson sucrée
par heure d’activité physique.
Pâte de fruits Fruits secs
Compote à boire
Barres céréalières aux fruits
Cependant, une ingestion fractionnée est souhaitée
puisque la position du cycliste sur le vélo est propice à
l’apparition d’inconforts digestifs.
Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Mardi 29 janvier 2008 2 29 /01 /Jan /2008 00:00
Cette page présente sous forme de tableau récapitulatif les trois grands types de déroulé de pied.

 
coureur pronateur
coureur universel
coureur supinateur

appui
(vue arrière pied droit)

 

squelette
(vue arrière pied droit)
empreinte et ligne de force
(vue aérienne pied droit
)
voûte plantaire
(vue interne pied droit)
muscles prépondérants
(vue arrière membre inférieur droit)

silhouette le plus souvent associée
(probabilité)

Intermédiaire
 
coureur pronateur
coureur universel
coureur supinateur
Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Lundi 28 janvier 2008 1 28 /01 /Jan /2008 00:00
4 Les chaussures

4.1 Description
La chaussure de course à pied se compose d'une tige (dessus) et de trois couches de semelles (interne, intermédiaire et d'usure).

La tige
Elle est généralement constituée d'un tissu aéré (empeigne) et de renforts en cuir. Elle a pour fonction d'assurer le confort du pied et sa stabilité au-dessus de la semelle. Le confort passe par l'utilisation de matériaux suffisamment souples pour ne pas être agressifs et suffisamment aérés pour laisser passer la transpiration.
Le laçage reste encore le meilleur moyen d'adapter la pression qu'exerce la tige sur le pied. Actuellement, tout est fait pour apporter la meilleure adéquation possible de la chaussure avec le pied. L'époque est à la fusion entre le matériel et le corps, entre la chaussure et le pied. Après le gonflage du chaussant, certaines marques proposent déjà de personnaliser l'intérieur de la chaussure grâce à un thermo-moulage du chausson interne à la forme de notre pied.
Quelque soit l'avenir de cette méthode, n'oublions pas que le pied se transforme pendant la course (gonflement par afflux de sang) et qu'il ne faudrait pas, sous prétexte de personnalisation, oublier de lui laisser la place de se modifier. Et puis, n'oublions surtout pas que le pied change non seulement pendant la course mais suite aux répétitions liées la pratique. Vouloir lui coller de trop près, ce peut être arrêter de solliciter les capacités d'adaptation qu'il partage avec les autres éléments du vivant..

Les semelles
- La semelle interne (dite aussi semelle de propreté) doit être confortable, réduire les frottements et absorber la sueur. Elle s'enlève librement de la chaussure, permettant, par exemple, d'accélérer le séchage.
- La semelle intermédiaire est l'élément assurant l'amorti des forces. Composée de matériaux élastiques plus ou moins mous, elle est le siège de tous les gadgets destinés à vendre. Les différences de dureté des matériaux permettent de modifier la statique (contrôle de pronation) et la dynamique (amortissement/renvoi).
- La semelle extérieure (ou d'usure) est en contact direct avec le terrain. Ses principaux rôles sont la protection de la chaussure, l'adhérence, la stabilité et accessoirement l'amorti.

Après cette description, revenons sur la semelle intermédiaire en particulier et sur l'amortissement en général.
La partie médiane de la semelle est le lieu privilégié de l'amorti. Or les publicitaires ont bien compris que cet amortissement devait avant tout marquer l'imaginaire. Air, gel, nids d'abeilles, coussinets, plaques ondulées… tous les termes imaginables ont été employés. Or, ce qui détermine la qualité d'amorti d'une chaussure, c'est, avant tout, les matériaux élastiques utilisés. Ce sont eux qui font que les forces seront absorbées ou non et pas le fait que nous puissions voir au travers de la semelle.
Par ailleurs, l'amorti est un concept délicat. En effet, s'il convient de limiter les forces d'impact, il importe également de préserver le dynamisme de l'appui. Une semelle trop amortie nuirait aux performances mais aussi à la santé du coureur. Songeons à ce qu'il adviendrait si nous devions courir en permanence sur du sable mou…
Etant donné, qu'il n'existe pas encore de renseignements permettant de se faire une idée du niveau d'amorti et de dynamisme d'une chaussure, il ne nous reste que l'expérience.

Ceci étant dit, au-delà de la simple description que nous venons d'entreprendre, d'autres critères permettent de caractériser une paire de chaussure.

4.2 Caractéristiques

Le poids
Actuellement, les marques proposent deux grandes catégories de produits en fonction du poids du coureur et de la quantité d'entraînement effectuée.
- Les chaussures destinées à la pratique intensive et aux coureurs pesant au maximum 75-80 kg. Elles ont un poids variant autour de 300g (250g pour les femmes).
- Les chaussures destinées à la pratique modérée et/ou aux coureurs pesant plus de 75 kg ont un poids proche de 350g (280 pour les femmes).
Ces poids sont établis pour une pointure moyenne de 42 (39). Pour les pointures extrêmes (39-47 ou 36-42 pour les coureuses) une marge de 10% est à enlever ou à ajouter à ces valeurs.

Signalons que des chaussures spécialement étudiées pour la compétition ont un poids oscillant entre 200 et 250g. Leur fragilité et la finesse de leur semelle intermédiaire ne sont pas propices à une utilisation longue et répétée.

Enfin, une quatrième catégorie comprend les chaussures de course adaptées au tout terrain. Elles ont un poids comparable ou légèrement supérieur aux produits de la catégorie "entraînement modéré".

La durée de vie
Autant il est aisé de reconnaître une tige délabrée (déchirure, trous…), autant il est difficile de savoir quand une semelle a usé ses qualités d'amorti. Les spécialistes considèrent que 6 à 8 mois d'utilisation à raison de 3 fois par semaine est une durée de vie maximale.
Il va de soi, que plus le modèle est léger et destiné à des usages compétitifs, plus sa durée de vie est brève.

Le prix
Les modèles les plus communément utilisés par les coureurs coûtent entre 400 et 800F.

Tous ces critères matériels (chaussure) ajoutés aux paramètres morphologiques (coureur) que nous avons abordé vont présider au choix d'une paire de chaussures.

4.3 Choix

Voilà les questions dont les réponses conditionnent le choix des chaussures

Quel type de pied et d'appui avez-vous ?
Cette question renvoie au type d'appui mais aussi à la morphologie du pied (voir paragraphes 2 et 3). Si les informations dont vous disposez ne vous permettent pas de savoir avec assurance quel déroulé de pied est le vôtre, amenez vos chaussures d'entraînement au vendeur. S'il est spécialiste, il saura déterminer votre type d'appui.
En général, les distributeurs indiquent pour quel type d'appui (universel, pronateur, supinateur) les modèles sont prévus. Sinon, il convient de demander à un vendeur. En dernier recours, la présence ou non de renforts internes, de composés plus durs à l'intérieur de la semelle intermédiaire… permet de se faire une idée. Cette auto-détermination est cependant risquée.
Par ailleurs, signalons que certains modèles corrigent la pronation à partir de la seule action de bandes de cuirs entourant la tige de la chaussure. Ces corrections minimales ont souvent l'énorme désavantage de causer des ampoules sur la partie interne du pied qui vient s'appuyer contre elles. A notre connaissance, une correction efficace passe par la forme et surtout par la composition de la semelle.

Quelle est la morphologie de votre pied ?
Hauteur du coup de pied et surtout largeur du pied peuvent être des critères de choix. Sur ce point, l'appréciation est éminemment subjective.
Signalons à propos de la largeur que certains modèles sont plus effilés et moins stables que d'autres. A l'essayage, si vous vous rendez compte que les parties latérales de vos pieds bourrent des deux côtés de la chaussure, abandonnez ces chaussures et essayez en d'autres plus larges. Certaines marques comme New Balance proposent plusieurs largeurs pour chaque pointure. Cependant, les disponibilités en magasin sont souvent réduites voir inexistantes. Pour les personnes dont les pieds présentent une disproportion importante entre longueur et largeur, la commande de modèles adaptés reste possible.

Quel est votre poids ?
Jusqu'à 75 kg tout vous est ouvert (pour les femmes, les poids sont rarement indiqués). Au-dessus, seuls les modèles les plus lourds seront assez robustes pour tenir suffisamment longtemps sans s'écraser.
Ajoutons au poids, le caractère plus ou moins dynamique de la foulée. Pour un poids moyen même légèrement supérieur à 75kg, un coureur dont l'appui au sol est élastique (biomécanique/
la foulée) a intérêt à privilégier une chaussure qui ne soit ni trop lourde, ni trop amortissante au risque de réduire ses performances et de nuire à ses qualités musculaires.

Quelle est votre quantité d'entraînement ?
Si vous sortez 2-3 fois par semaine pour un kilométrage n'excédant pas 30-40 kilomètres, des chaussures destinées à la pratique modérée sont largement suffisantes. En revanche, quand l'entraînement tend à devenir quotidien - 5-7 fois par semaine - des chaussures plus "techniques" peuvent être privilégiées si votre budget le permet.

Sur quel terrain vous entraînez-vous ?
Certaines semelles d'usures très dures et au relief peu marqué sont réservées à la course sur terrain plat (route, piste). La pratique en sous-bois et sur tous les terrains accidentés requiert des semelles robustes (attention aux semelles d'usures qui se déchirent très vite) et adhérentes.

Quel prix voulez-vous y mettre ?
Que dire sur ce point, si ce n'est que vous avez tout intérêt à attendre les deux périodes de soldes pour acheter vos chaussures.

Quelle importance donnez-vous au look ?
Rien à signaler d'important. A niveau de performances estimées égales, l'esthétique est un critère qui fait la différence.

Quelle marque privilégier ?
Certains coureurs sont fidèles à une marque. Il se peut, en effet, que leurs caractéristiques morphologiques et dynamiques s'adaptent parfaitement avec une gamme de produits.
Pour notre part, nous conseillons les produits qui sont fait ni par des prisonniers chinois, ni par des enfants vietnamiens. Malheureusement, à notre connaissance, la grande majorité des chaussures de sport est produite dans des "conditions douteuses".

Répondre à toutes ces questions peut sembler lourd. En pratique, il importe surtout de connaître les caractéristiques de l'appui au sol et le poids à privilégier. Rapporté à la chaussure, cela signifie trouver la bonne stabilité et le bon amorti. Le confort ressenti lors de l'essai fera le reste.

Finissons ce chapitre par quelques conseils relatifs à l'essai des chaussures.

4.4 Essayer les chaussures

Essayer une chaussure ce n'est pas seulement l'enfiler. Pour déterminer si les qualités de stabilité et de confort du modèle conviennent à votre pied, il est important de les tester en conditions de pratique. A ce titre, certains magasins permettent aux clients d'essayer les chaussures sur un tapis roulant ou en courant entre les rayons.
En ce qui concerne la taille des modèles, quelques précautions peuvent être prises.
- Ne vous fiez pas aux tailles annoncées par les fabricants. Les pointures varient d'une marque à l'autre.
- Pour savoir quelle taille prendre, enfilez les chaussures, pliez les jambes, mettez vous accroupis en appui sur les plantes de pieds Dans cette position, il doit rester environ 1 cm de battement entre la chaussure et le pied (n'oubliez pas que le pied gonfle pendant l'effort).
- Enfin, nous avons tendance à avoir un pied plus fort que l'autre. C'est pourquoi, il convient de toujours essayer les deux pieds.

 
Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Dimanche 27 janvier 2008 7 27 /01 /Jan /2008 00:00

2 Le pied

Le squelette

Le pied est composé de 26 os organisés en voûte. A l'arrière de la voûte se trouve l'os le plus volumineux. Celui sur lequel vient s'insérer le tendon d'Achille et que nous appelons usuellement le talon. Cet os, le calcanéum, s'emboîte sur sa face haute avec un autre gros os ; l'astragale. L'astragale reçoit verticalement au-dessus de lui et latéralement, les deux os de la jambe : le tibia et le péroné.
Calcanéum et astragale constituent avec 5 autres os l'arrière pied ou tarse.

 

Le milieu du pied comprend 5 os qui composent le métatarse. Enfin, l'avant du pied est formé de tout petits os articulés entre eux (les phalanges) qui forment les orteils. Cette petite ossature est parfois le siège de traumatismes osseux (fractures, fêlures…).L'arche osseuse ainsi constituée est maintenue grâce aux muscles, ligaments et tendons du pied. Elle permet des mouvements de flexion et d'extension.


Squelette du pied droit en vue externe

La voûte plantaire
Sans faire un récapitulatif de toutes les structures musculaires et ligamentaires du pied, nous pouvons signaler que la partie interne de la structure osseuse, dont nous venons de faire état, est comparable à un arc tendu par une corde : le grand ligament de la plante. La tension de ce ligament est en partie déterminée par des cordons tendineux reliés aux muscles de la jambe


Vue interne du squelette et des ligaments du pied droit

Le ligament de la voûte est un élastique important du corps. Dans le secteur biomécanique, nous voyons qu'il joue un rôle de mise en réserve puis de restitution d'énergie (biomécanique).

Selon le type de pied, la voûte plantaire est plus ou moins marquée. Chez certaines personnes, elle est droite comme une tige, chez d'autres, elle est courbée comme un arc bandé.
Une voûte droite n'est rien d'autre qu'un pont affaissé (pied plat). De l'intérieur du talon à l'avant des phalanges, le squelette forme une ligne droite.
Une voûte très incurvée se caractérise par un creux important entre l'arrière et l'avant du pied. Souvent le dessus du pied ressort de manière très marquée.
Le pied "normal" est intermédiaire entre les deux dispositions précédentes.

Voûte d'un pied pronateur
Voûte d'un pied légèrement supinateur

Vue interne du squelette d'une voûte affaissée et d'une voûte très marquée

Nous verrons que la morphologie du pied est en relations étroites avec l'organisation corporelle (tensions musculaires…) et l'appui au sol pendant la course. Mais avant, donnons quelques autres caractéristiques de cette partie du corps.

Longueur des orteils
Si nous nous attachons à la longueur des pieds, nous pouvons distinguer le pied grec du pied égyptien.
Le pied égyptien est caractérisé par un gros orteil plus long que les autres. En revanche, le pied grec présente un deuxième orteil proéminent.
Nous faisons ce constat sans savoir si ces anatomies ont un rapport avec les autres paramètres du pied et avec son fonctionnement dynamique.

Largeur
Entre longueur et largeur, tous les arrangements sont possibles. Certains ont les pieds fins, d'autres les ont larges. Certains ont des petits pieds, d'autres chaussent du 49. Certains pieds s'ouvrent d'arrière en avant comme des éventails, d'autres forment des losanges (élargissement au milieu).
Il nous est, là aussi, difficile de faire les liens entre ces observations, l'organisation musculaire du corps et la dynamique de la course. Cependant, nous pouvons signaler que, selon Françoise Mézières (
étirements) un pied "normal" s'ouvre régulièrement de l'arrière vers l'avant. En dehors de facteurs génétiques marqués, toute autre disposition proviendrait de rétractions musculaires qu'il importe de lever.

Nous avons fait le tour d'un certain nombre de caractéristiques anatomiques du pied. Tentons de voir à présent si ces données peuvent être mises en relation avec l'organisation musculaire du corps en son entier.


3 Un corps au pied

Dans le secteur consacré aux étirements , nous voyons que notre corps est soutenu par deux grandes chaînes musculaires : la chaîne avant et la chaîne arrière.

Reprenons ces deux organisations musculaires en essayant de faire le lien avec la morphologie du pied.

3.1 "Attirées par l'arrière" et supinateurs

Nous appelons "attirées par l'arrière" les personnes présentant une rétraction de la chaîne musculaire arrière (étirements globaux).
Dans son ensemble, la chaîne musculaire arrière part de la base du crâne pour rejoindre le bas du pied. Si nous regardons précisément le bas de cette chaîne, nous voyons qu'elle irradie vers l'extérieur mais aussi vers l'intérieur du pied.

Deux muscles rejoignent le pied en passant à l'extérieur de la cheville : les long et court péroniers latéraux. Ces muscles ont une action de pronation c'est à dire qu'ils élèvent la partie externe du pied provoquant son versement sur l'intérieur.
Trois muscles passent à l'intérieur de la cheville avant d'aller s'insérer sur le pied : le jambier postérieur, le long fléchisseur propre du gros orteil et le long fléchisseur commun des orteils. Ces muscles tirent sur la voûte plantaire favorisant ainsi son creusement. Ils ont une action de supination c'est à dire qu'ils tendent à soulever le bord interne du pied, provoquant ainsi son versement sur l'extérieur.

L'action globale des muscles arrières de la jambe dépend du jeu de forces entre les deux parties latérales. Elle peut conduire à une pronation ou à supination. Toutefois, la rétraction de la chaîne postérieure a plutôt tendance à favoriser le creusement du pied et son versement sur le dehors. Les "attirées par l'arrière" ont préférentiellement les pieds creux et un appui supinateur.
Une seconde disposition d'origine musculaire et de prolongement mécanique accentue ce phénomène.

La rétraction des muscles arrières de la cuisse tend à amener les genoux vers l'extérieur. Or, l'équilibre du corps demande de disposer d'un appui au sol qui soit à la verticale du bassin. Le seul moyen d'assurer cet équilibre avec des genoux tirés sur l'extérieur est de ramener les jambes (partie basse des membres inférieurs) vers l'intérieur du corps. Les segments inférieurs se retrouvent alors arqués avec un maximum au niveau des genoux (forme en O ou allure cow-boy). La ligne de force passant par la tête du fémur (os de la cuisse) se termine sur l'extérieur du pied. C'est donc le bord externe du pied qui reçoit le poids corporel Si ce pied tend déjà à verser sur l'extérieur, une telle adaptation ne peut que renforcer cette tendance.
Vue arrière du squelette d'un membre inférieur dont l'action des muscles arrières externes est prépondérante (genou sorti)

Si la supination est importante, des consultations chez un kinésithérapeute spécialiste des étirements globaux et chez un podologue pourront permettre d'envisager un traitement destiné à rétablir un certain équilibre. Souvent, les soins du podologue consistent à utiliser une semelle orthopédique qui a pour rôle d'activer la partie externe de la plante du pied.

Du fait de la position du pied et de l'amortissement moins marqué des forces, les supinateurs développent facilement des entorses du ligament latéral externe de la cheville, des lésions des fibres latérales externes du tendon d'Achille ainsi que des fractures de fatigue et de l'arthrose. En contrepartie (si on peut dire), ils ont un pied plus dynamique que les pronateurs.


3.2 "Enroulés par l'avant" et pronateurs

Nous nommons "enroulées par l'avant", les personnes présentant une rétraction de la chaîne musculaire avant (chaînes avant, respiratoire et avant de hanche). Ces personnes sont plus sujettes aux pieds plats et pronateurs (c'est à dire versés sur l'intérieur). Deux grands effets permettent de rendre compte de cette organisation

1- La rétraction de cette chaîne avant s'accompagne d'une tension importante des muscles situés à l'intérieur de la cuisse (adducteurs). Ceux-ci tirent sur l'intérieur des genoux, lesquels tendent alors à se rapprocher. Pour maintenir l'équilibre du corps, la jambe se met alors en porte à faux, avec la partie haute (genou) rentrée et la partie basse (cheville) sortie. Les membres inférieurs forment un X.
Le poids du corps est ainsi déplacé depuis le dessus du pied vers son intérieur. La voûte plantaire doit supporter des forces plus importantes ce qui tend à l'abaisser.
2- la chaîne musculaire avant se termine sur le dessus du pied par les muscles long et court péroniers latéraux, le péronier antérieur et l'extenseur commun des orteils. Or ces muscles provoquent un abaissement du bord interne du pied (pronation).
Vue arrière du squelette d'un membre inférieur dont l'action des muscles internes est prépondérante (genou rentré)

Au niveau dynamique, les pronateurs sont souvent de médiocres "rebondeurs". Leur pied a tendance à s'enfoncer à l'appui ; le temps de contact au sol est allongé par rapport aux supinateurs.

Au niveau de la traumatologie, ils sont souvent moins exposés que les supinateurs. Cependant, ils peuvent présenter des pathologies des ligaments latéraux internes du genou et de la cheville ainsi que des lésions des fibres latérales intérieures du tendon d'achille.

Pour éviter ces problèmes, des séances d'étirements globaux peuvent être entreprises (étirements globaux). Une consultation de podologie pourra aboutir au port de semelles orthopédiques. Ces semelles sont souvent composées de deux parties surélevées disposées sur le bord interne du pied. Ces îlots ont pour rôle principal d'activer les structures musculaires et ligamentaires responsables du soutien de la voûte plantaire. Enfin, une chaussure adaptée pourra réduire les déséquilibres observés.

Pour complexifier
Ce que nous venons de dire de l'organisation du corps et du pied reste caricatural. En effet, un muscle n'agit jamais que dans un sens et à un seul endroit. Sa contraction provoque des tensions qui peuvent se transmettent à d'autres muscles. Elle est susceptible de provoquer des compensations à distance, et ce, dans les trois plans de l'espace.
Les nombreuses adaptations corporelles, qui découlent des interactions musculaires se produisant à l'intérieur du corps, rendent parfois l'interprétation difficile.
Par exemple, nous observons qu'une contraction importante de l'un ou des deux adducteurs - qui font partie de la chaîne avant - accompagne généralement une rétraction des muscles arrières des cuisses. Nous voyons que les "enroulés par l'avant" peuvent être sujets à des rétractions des muscles situés à l'arrière du corps.
Seule l'observation minutieuse pourra alors permettre de comprendre comment un pied est relié à une jambe, à une cuisse, à un bassin, à un dos, à une mâchoire et à une nuque.

Ces investigations très poussées ne sont heureusement pas nécessaires pour bien choisir une paire de chaussure.

Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 09:04
 

 
 
 

Présentation

Nous n'avons pas tous la même façon de courir. Certains courent sur l'intérieur du pied, d'autres sur l'extérieur, certains sortent que le dimanche, d'autres deux fois par jour. Dans ce chapitre, nous posons la question du rapport entre ces pratiques et le choix d'une paire de chaussures. Nous donnons des conseils pratiques, faisons la part de l'innovation et de la simple publicité. L'objectif est de nous aider à choisir judicieusement nos chaussures de course à pied.

Commençons par décrire les différents types d'appuis du pied au sol pendant la course

Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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Samedi 26 janvier 2008 6 26 /01 /Jan /2008 08:44
1 L'appui du pied au sol

Nous décrivons les différents types de foulées et de déroulés du pied (appuis) dans le secteur
biomécanique. Dans ce paragraphe, nous développons plus particulièrement le contact du pied avec le sol.

Nous pouvons distinguer au moins trois grands types de déroulés de pied : les pronateurs, les supinateurs et les universels. Laissons, pour le moment, les deux premiers mots barbares de côté et commençons par découvrir l'appui universel.


1.1 Universel

Description

 
le pied au contact du sol

Un coureur à l'appui universel (type "normal") commence le mouvement de déroulé par l'extérieur du talon.

- Avant d'arriver au sol, le pied est incliné vers l'extérieur. Quand le contact intervient, la pointe de pied est encore dirigée vers le dehors, les orteils sont relevés. Cette première phase dure environ 30 millisecondes (0,03s).
- Rapidement, l'appui progresse vers l'avant et l'intérieur du pied. A ce moment, la tension de la voûte plantaire augmente. En footing lent, le passage de l'arrière à l'avant du pied prend environ 100 ms (0,1s).
- Alors que l'appui arrive sur l'avant du pied, le mouvement de déroulé de l'extérieur vers l'intérieur continue de progresser. La force finale est donnée principalement par le gros orteil. Au dernier moment, le pied peut légèrement se rouvrir sur l'extérieur. La phase de propulsion s'étend sur un temps à peu près égal à celui de l'appui (100 à 120 ms).
Au total, le déroulé de pied au sol, pendant un footing lent, aura duré ¼ de seconde. Plus la vitesse augmente, plus ce temps baisse. Par ailleurs, à vitesse égale, un coureur "élastique" (ou feu) reste moins longtemps au sol, qu'un coureur "mou" (ou eau) (biomécanique/
la foulée).

Vue arrière (attaque chaussure et appui squelette)
et trajectoire de l'appui universel du pied droit au sol

Le déroulé du pied au sol est une caresse qui va de l'arrière à l'avant et de l'extérieur à l'intérieur du pied. Une caresse ?

Forces au sol
La mesure des forces verticales appliquées au sol pendant la course montre deux pics.
- le premier pic de force est le plus important. Il correspond au contact du talon avec le sol. A des vitesses moyennes, il représente environ 3 fois le poids du coureur.
- le second pic beaucoup plus évasé correspond à la force appliquée au niveau de la plante de pied au moment de la phase de propulsion.


Forces verticales appliquées au sol pendant l'appui lors d'une course à allure lente

Ce profil est celui présenté dans la littérature. Cependant, nous supposons que chez les coureurs "élastiques" courant à des allures élevées, les deux phases tendent à se confondre.

En course, les précautions d'usage consistent à éviter de mettre tout son poids sur les orteils ou le talon. Le risque est respectivement de se fatiguer, d'ébranler le corps et de ne pas avoir une foulée efficace.
Pour que la foulée puisse bénéficier de l'énergie élastique gratuite (
biomécanique), l'idéal pour le coureur est de limiter l'impact sur le talon et de tendre vers un appui fort sur la plante de pied. C'est à cette condition que la voûte plantaire et le tendon d'Achille - deux grands élastiques du corps - pourront intervenir dans la mise en réserve et la restitution de l'énergie (voir le secteur biomécanique).

1.2 Supinateur ou pronateur ?

La description que nous venons de donner représente un appui "standard" ou universel. Elle s'applique à 40-45% des coureurs. Par rapport à ce comportement moyen, deux autres déroulés peuvent être observés. Un déroulé plus extérieur (supinateur) et un déroulé plus intérieur (pronateur).

Supinateur
La supination est un terme utilisé en anatomie pour désigner à la fois un mouvement dynamique et une position statique. Dans les deux cas, il renvoie à l'adjectif "extérieur". Dans la version dynamique appliquée à la course, cela signifie que le pied tourne, selon son axe longitudinal, vers l'extérieur du corps. Le bord interne du pied a tendance à s'élever alors que le bord externe s'écrase sous le poids du corps.
Comme pour le mouvement universel, le déroulé débute sur la partie externe du talon. Mais ensuite, au lieu de revenir sur l'intérieur, il longe le bord externe du pied pour finalement marquer un retour sur l'intérieur en phase finale.

Vue arrière (attaque chaussure et appui squelette)
et trajectoire de l'appui supinateur du pied droit au sol

Environ 10% des coureurs seraient supinateurs alors que 40-45% seraient pronateurs.

Pronateur
La pronation renvoie à un mouvement vers l'intérieur (c'est à dire en direction de l'axe médian du corps = bascule interne).
Le déroulé commence, là encore, par l'extérieur ; mais rapidement, le mouvement de bascule sur l'intérieur s'enclenche et amène le poids du corps au-dessus du bord interne du pied. Le mouvement termine de manière marquée sur le gros orteil. Compte tenu de l'attaque externe, un talon usé à l'extérieur ne signifie nullement une supination. Ce qu'il convient de voir, c'est avant tout l'avant de la chaussure.
En cas de pronation très marquée, l'attaque au sol peut se faire directement par l'intérieur du talon. Ce comportement est cependant assez rare.

Vue arrière (attaque chaussure et appui squelette)
et trajectoire de l'appui pronateur du pied droit au sol

Après avoir décrit les appuis au sol, tentons de comprendre ce qui les crée. Pour ce faire, apprenons dans un premier temps à connaître le pied

Par FredLam - Publié dans : Conseils sportifs & diététique
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